lundi, 30 juin 2008

Reflets d’amoureux !

Ce n’est pas souvent que vous voyez nos trombines sur ce blog  " l’homme de ma vie et moi ! "5a2b20ddd068571064bfe69246d33740.jpg

Soyez rassurés ; nous n’avons pas été clonés.442430c2deb5fe8684637478d934ed48.jpg

 

 

 Juste des reflets, dans des miroirs !

Mes photos ne sont pas libres de droits , ne pas les copier ,ni les publier sans mon autorisation

 

 

jeudi, 05 juin 2008

Interlude !!!!

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mercredi, 21 mai 2008

Louxor, la décadence

 

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Imaginez : vous êtes une femme d’un certain âge, voire d’un âge certain, et vous vous réjouissez de revenir à Louxor, où vous n’êtes pas allée depuis quelques années. Quels changements ! Rénovations, restauration, constructions, destructions. Au service du développement touristique. Optimiste, vous vous dites qu’il tombera bien quelques miettes dans l’escarcelle des pauvres.220ab31603bec2bec9030001858cc076.jpgc841af375a1b74352e18faa327ad0529.jpg

 

Vous mettez un pied hors de l’hôtel, seule, et c’est parti : « Taxi Madame ? Calèche Madame? Papyrus Madame? J’ai beau magasin pas cher, Madame, bakchich Madame, haschich Madame… » Vous avez beau ne pas répondre, on vous poursuit, on vous harcèle. Jusqu’ici, rien de nouveau, à part peut-être le nombre accru de harceleurs.1b1dbbe5cfc48b4d251c1ec75d1e4a49.jpg                                                                                                                                        

                                                                                                                                                                         Mais cette fois, vous avez droit à un genre nouveau de propositions, assorties de gestes non équivoques. - 

        Tu n’as pas honte ?

 Je pourrais être ta grand-mère. - 

        Mais non, répond le petit flatteur, vous n’êtes pas si vieille.

 -         Ah oui ? Et quel âge a ta grand-mère ?

 -         Je sais pas.

 -         Mais tu as une grand-mère ?

-         Ben oui, mais elle est pas comme vous.

 Le gamin s’accroche à l’espoir de tomber enfin sur la riche touriste  qui tombera amoureuse de lui et lui payera restaurant, fringues, moto, et, pour les plus veinards, maison sur les rives du Nil, hôtel à faire fructifier, ou, jackpot suprême, visa pour l’Europe.dfacb726e78a35cfa89f27bd1f6b3f4f.jpg

 

 J’exagère, j’extrapole autour d’un incident mineur ? Pas du tout : il suffit de regarder autour de vous, ces vieilles peaux cuites au soleil, ces momies ressuscitées qui se baladent au bras de jeunes égyptiens dans les restaurants et au bord des piscines des hôtels pour comprendre de quoi il s’agit. 81728587af0845f86eedda25420b4a80.jpg

 

 

Dans l’ouvrage publié en 2007 aux éditions La Découverte, dans la collection Les guides de l’Etat du monde, figure même un article intitulé Tourisme sexuel. Je vous en cite un extrait : « La rencontre devient particulièrement lucrative lorsqu’elle permet de construire une maison ou un hôtel. En terme de développement, on appelle ça du microcrédit à taux zéro et à durée indéterminée avec, en contrepartie pour la bienfaitrice, la prolongation de la romance. En revanche, il est des formes organisées de tourisme et de trafic sexuels en Egypte, fondées sur l’exploitation de la misère, qui sont profondément inadmissibles, et sur lesquels tout le monde ferme les yeux ».4c3e7308f1645d3c81d68391638fa367.jpg

Entre l’arrangement partagé entre adultes consentants au tourisme sexuel organisé, il existe sans doute bien des formes intermédiaires. Difficile de juger.

 Mais le résultat, c’est que les habitants de Louxor pensent, et disent même tout fort, que les étrangères sont toutes des p…, et qu’une femme seule de plus de quarante ans ne peut plus s’y promener seule sans être prise pour une de ces p…

 Au moins un point positif dans cette histoire vraie : on est au moins sûr que ces couples hétéroclites ne contribueront pas à l’accroissement démographique.

 Texte rédigé en collaboration avec « piétonne  Cairote»

http://pietonnecairote.wordpress.com

 

 

 

dimanche, 18 mai 2008

Adieu Wagdi !

f79042be4985b1ebb2df869ff919fa52.jpg                                                                                                                        Wagdi vient de nous quitter emporté en quelques mois par une saloperie de cancer à l’age de 46 ans 4a17b2455fe0fd1979ed57db3b64e32b.jpg

 

 

"Ton sourire et Ton humour  resteront dans nos souvenirs "

128e4b0786c54d50aeb2599fb9335a65.jpg Bon voyage !

 

 

 

 

samedi, 17 mai 2008

Portes ouvertes ,portes fermées (2)

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Dans les villages de haute Egypte , les portes souvent fermées , cachent au regard des indiscrets la vie de ses habitants .
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vendredi, 16 mai 2008

L’instant décisif

    Un bout de table, des dominos, deux mains : économie de signes pour dire l’instant précis d’une partie, dans la chaleur de l’après-midi.      Se font face deux joueurs invisibles, deux amis sûrement, piliers de ce café, habitués l’un à l’autre, opposés une énième fois, en une intensité toujours renouvelée. 

    Un instant d’attente et de réflexion, le calme qui précède une tempête, l’avant d’un instant décisif. Deux mains au lieu de quatre disent le remue-méninges en cours561aaf4183c4e3cab0991fe52225d7f7.jpg

    La première main semble confiante, elle effleure les deux dominos retournés sur la table, mémorisés déjà, prêts à s’abattre à la moindre opportunité, en un « clac ! » intimidant. Elle attend sereinement le choix de l’adversaire, en s’employant posément à en anticiper la nature. Osseuse, fine, elle appartient à un joueur qu’on imagine plus âgé, plus expérimenté, qui sait que l’issue de la manche est proche et qu’elle a toutes les chances de l’être en sa faveur.      Difficile pour la seconde de ne pas sentir un léger picotement sur son dos, une discrète moiteur au creux de sa paume, un frisson courant dans ses phalanges. La pression est sur elle, elle qui est encore bien pleine. Toutes les pièces qu’elle tient lui offrent certes le choix des armes pour le combat final. Les six pions en réserve au coin de la table lui laissent également un espoir. Mais des différentes possibilités à sa disposition peuvent jaillir son salut, ou annoncer sa perte. .     J’aime la futilité autant que l’intensité de ce moment ludique

    Un « clic ! » produit par l’appareil avant le « clac ! » sonore du domino sur le bois716975476ab23333cd59634a9997b103.jpg

    Je suis sensible à la composition et à la couleur d’une photo mais peut-être encore davantage à sa capacité à suggérer une histoire, qui se raconte au fond de soi. Je viens de partager avec vous une bribe du récit qui se chuchote à mon oreille intérieure. Inventez à votre tour le votre….      Ces photos Sont en outre une clé ouvrant sur mon Egypte intime, sur l’expérience forte que j’ai vécue dans ce pays et au contact de ses habitants.     A Alexandrie surtout mais aussi au Caire et à Assouan, dans les sables ou les rocs des déserts, l’Egypte a mis en éveil mes sens de manière aussi nouvelle qu’intense.     Cette image condense et exprime cette expérience sensitive.     A son contact, j’entends le son du domino sur fond d’écho atténué de la rue.     Je vibre par contact de la craie sur le bois fatigué, entre crissement et glissement.     Je sens l’odeur âpre de la chicha ma3sel mêlée à celle poussiéreuse de la sciure.     Je me délecte du goût acide et sucré du lamoun dans mon gosier asséché.     Je vois les mains de ces vieillards qui peuplent les cafés de la ville, toute l’humanité qui se lit dans le sillon d’une ride ou dans leur couleur cuivrée.       Il y a là tout ce qui fait un moment partagé, une expérience de vie.     Celle de deux inconnus invisibles et pourtant bien présents.

 C’est le dernier texte que m’avait envoyé en  2006 Arnaud Fauvet-Messat quelques mois avant qu’il nous quitte !

Il va si bien avec ces deux photos prisent a Luxor en avril 2008

lundi, 14 avril 2008

Vacance !!!!

Ballade égyptienne s’évade une dizaine de jours dans le sud !
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Besoin de calme et d’air pur !

 

mercredi, 02 avril 2008

Arnaud Fauvet-Messat, souvenir !

Il y a des choses et des gens qui refond surface dans notre vie, comme ça on ne sait pas pourquoi ; Je viens de recevoir deux emails a quelques semaines d’intervalles qui me demandaient des précisions sur un post mis il y plus d’un an sur ce blog ou il y avait  un texte d’Arnaud Fauvet- Messat … ; Et ce matin en fouillant dans mes archives j’ai retrouvé ce dossier qui aurait du être un livre de photos avec des textes que j’avais glanée auprès de copains. Projet de bouquin passé aux oubliettes vu les difficultés d’éditions en France et en Egypte Mais les textes et les photos sont là.

Tout ça pour vous donnez un autre texte d’Arnaud avec deux des photos qu’il m’avait envoyé.

Petite histoire en forme d’alphabet. 

   Un voyage, c’est fait de mille et une choses qui le rendent réussi ou non, de la prévisible à l’impromptue, de la rêvée à la pratique.      Le récit de voyage, c’est comme un fleuve que l’on descend, et que l’on peut évoquer dans la forme d’un alphabet. Un alphabet de vingt-six lettres et mille et une choses…    A la lettre A de mon dernier périple, on trouverait par exemple le mot Avion, auquel, disons le tout net, on aurait tout à fait pu préférer le B de Bus (dans lequel j’ai passé qqs longues heures ces derniers jours) ou le C de Charrette, encore très prisée en Egypte, ou même les D de Dos De Dromadaire. Mais Avion quand même. Car dans les moments grandioses du voyage, il y eut ce vol Sharm el-Sheikh/ Louxor, qui sonne après coup comme un résumé paysager vu du haut des lieux rencontrés: et hop de la mer, de la montagne, du désert et une arrivée sur cet oasis qu’est la vallée du Nil, dans un vol de trois petits quarts d’heure. Un A qui est donc aussi celui d’une première Approche des ambiances égyptiennes.     Descendant en toute tranquillité le fleuve du voyage, voici qu’arrive le B du Blue Hole. Ce trou bleu dans la mer Rouge, aux profondeurs insondables, plonge près du rivage, le long d’une vertigineuse muraille de coraux. Sensation bizarre de flotter à la surface de la mer et d’avoir pourtant le vertige devant ce que m’offre comme vue mon masque de plongée… Les yeux s’habituent vite à cette ivresse et se font toujours plus ronds à mesure que le spectacle se déroule: arc-en-ciel de couleurs des coraux et des poissons. Soudain, du bleu devenu noir des profondeurs, surgit une masse blanche: frayeur d’une inconnue marine qui, restant à distance, rappelle au plongeur sa fragilité. Mais frayeur vite calmée par les inoffensifs bancs de rougets microscopiques vaquant à leurs occupations, portés pas la houle. Je fais de même, bercé au rythme d’une mer qui déferle vers le rivage.     Sur notre autre rivage, fluvial celui-ci, se profile la silhouette du C des Champs d’Egypte, qui rappellent l’ingéniosité constante du fellah. Tout au long de mes pérégrinations, j’ai admiré (comme l’année dernière les cultures en terrasse gagnées sur les pentes himalayennes) ces conquêtes humaines étonnantes sur l’aridité du désert. Elles sont comme des timbres-poste de verdure, sur une large enveloppe de dunes et de pierres.     Tout le monde est toujours bien embarqué sur notre felouque virtuelle? Tayeb. Alors, regardons ce D du Désert qui s’impose par la force de son immensité et par l’inépuisable émerveillement que recèle l’observation de ses parties. Des micro-paysages où se croisent aléatoirement les couleurs les plus différentes, des jaunes aux rouges, des beiges aux noirs, et où s’entremêlent les formes multiples du sable en grain, du sable aggloméré en briques naturelles par les dernières gouttes de pluie, des cailloux et de la pierre. On s’y émerveille, on s’y perd et on y brûle quelques kilomètres de pellicule photo.     De cet Emerveillement du désert à l’Eveil du soleil, il n’y a qu’un E à (af)franchir. Ce fut le lever du jour au sommet du Mont Moïse, au cœur du Sinaï. Pour le gagner, il faut monter dans la fraîcheur d’une nuit hivernale, mais en profitant de la lumière prodiguement dispensée par la lune. Puis attendre, autour du casse-croûte du montagnard (jambon, fromage, pain), l’arrivée du paresseux mais ponctuel soleil. Il est 6h32 lorsqu’un bruissement parcourt le groupe des courageux: Nigérians, Anglais, Japonais, Allemands, Italiens, Egyptiens, Coréens ou Français, pèlerins de multiples religions mais rassemblés dans ce moment simple. Les premiers rayons affleurent sur nos visages rougis par le froid, sur les sommets environnants, sur la mer de nuage à nos pieds. C’est un festival: le paysage se modifie selon l’intensité croissante du soleil, chaque cinq minutes… que dis-je trois!    Un drôle de picotement me parcourt l’échine du nord au sud. Celui de la vie sans doute. 
 
   Mais notre Fleuve n’est peut-être pas aussi tranquille qu’il en a l’air. C’est ce que nous rappelle le G: Gare à nous, qui nous endormons dans cette carte postale, sans voir les rapides que le courant nous réserve…Il est temps de faire une petite Halte à l’ombre du H de cet Havre voisin… 
 
 
   Les turbulences de notre fleuve du voyage lui sont consubstantielles. N’y a-t-il pas à chaque nouvelles escapades quelques rapides qui bousculent la barque du voyageur?     Voici par exemple le I de l’Infortune qui fait croiser le chemin d’un guide (incompétent ou malhonnête?) incapable de respecter la parole donnée. Partis pour une journée dans les champs de l’oasis de Dakhla, dans ses cités musulmanes médiévales, ses sources d’eau chaude, et pour une nuit dans le désert, nous nous retrouvons ballottés dans un 4*4 pendant des heures jusqu’à voir le coucher de soleil sur une dune naine, entourée de champs et de poteaux électriques. Potos électrisés et moi-même nous fendons alors du coup de gueule souvent nécessaire dans les négociations. “Mais vous aviez demandé du sable, non?”. La différence entre le sentiment du désert et la présence du sable aura sans doute échappé à notre pauvre Sameh. D’âpres discussions pécuniéro-touristiques se tiendront encore pendant l’heure que durera le retour anticipé à l’hôtel. Maalesh disent les fatalistes Egyptiens. L’ironie du sort et la largesse du hasard ayant voulu que revenir plus tôt nous permette de rencontrer l’homme qui nous fit si superbement réussir notre journée du lendemain.287e2e2462cffe9301e61a5eb1450b06.jpg     Alors que le rythme du courant s’accélère encore, on trouve le prototype du J de la Journée foutue (pire que la précédente!), autre K intéressant. Où comment foirer la visite du Caire pour une obscure question de porte-monnaie perdu ou volé. D’ailleurs, la différence entre la perte et le vol nous est fournie par l’inspecteur du commissariat central de la capitale égyptienne: “ si c’est un vol, il faut porter plainte, aller devant le juge, témoigner, et cela prend beaucoup, beaucoup de temps; par contre, une perte ne nécessite qu’une simple déclaration et c’est tout”. Manière à la fois d’arranger les statistiques du tourisme (le vol en Egypte n’existe pas) et d’éviter toute dépense d’énergie qui pourrait faire chuter le poids généreux de notre si bienveillant et actif interlocuteur… Alors pour ne pas rater tout à fait une journée déjà bien entamée, nous finissons par prendre conscience, que, oui bien sûr, sommes-nous bêtes, il ne s’agit que d’une petite perte sans importance, nous préparant pour la procédure rapide promise. De bureaux en bureaux, notre déclaration mille fois écrite, traduite, tapée, signée, nous sommes heureux de constater la promptitude de l’administration: trois heures plus tard, nous sommes effectivement de retour sous le soleil du Caire, satisfaits dans notre curiosité de l’Egypte jusqu’à la découverte des arcanes bureaucratiques locaux.     Tout concentré à la conduite de notre embarcation, nous passons sans voir la lettre suivante; rien de plus normal puisque, dans cette contrée, on a coupé les L de l’oiseau Liberté. Circuler sans entraves en Egypte est en effet largement illusoire.    Amis voyageurs, sachez qu’une bonne moitié du territoire est interdite aux touristes, menacés, aux dires des autorités, par des terroristes (dont le fait d’arme de Louxor en 1998 reste dans les mémoires). En escale à Assiout pour quelques heures, nous nous sommes ainsi vus imposer une escorte policière qui, au lieu de nous suivre, nous a rapidement et autoritairement parqués au buffet de la gare. Tout leur semblait profondément dangereux. Les yeux des badauds locaux paraissaient au contraire plus effrayés par cette massive présence policière que par l’éventuel risque d’attentats.    Inversons le point de vue de cette situation, en elle-même pénible quoique supportable, et plaçons-la du côté du grotesque et de l’humour. Alors que notre amicale troupe éprouvait un légitime besoin de se ravitailler d’autres mets que ceux, modestes, proposés par notre restaurant imposé, je me portais volontaire pour me faire escorter en direction du meilleur vendeur de falafel et koshari local. Parcourir les rues en voiture banalisée, flanqué de trois flics en arme, pour chercher la becquetance du voyageur constitua une aventure aussi nouvelle que comique, donnant un air complètement décalé au moment.    Une forme de consolation face à ce qui représenta une nouvelle illustration du manque généralisé de liberté en Egypte,    - Liberté de circuler dans un pays aux contrôles omniprésents;    - Liberté de penser dans un pays sans projet éducatif;    - Liberté de choisir démocratiquement ses représentants quand le président est élu à 99,9%;

   - Liberté de conduire sa vie pour des millions de femmes sous l’autorité d’un père, d’un frère ou mari.01eb518d61f6dec3b2cacfee6069c1a0.jpg

En felouque, je préfère croiser le M des Montagnes que celui des Marchands. C’est pourtant celui que nous avons du rencontrer (subir!) plusieurs fois lors de notre périple. Ceux des pyramides gagnent haut la main le titre des plus pressants et difficilement supportables: chameliers insistant pour proposer l’inoubliable tour des plus belles merveilles du monde, cavaliers ou âniers aussi harcelants que sont modestes leurs montures, vendeurs à la sauvette qui vous ont déjà mis un quelconque bibelot dans les mains avant que vous ayez pu dire le moindre non, faux guides qui vous proposent une visite par les portes de derrière... Il y a des fois où tant de sollicitations polluent définitivement le plaisir de visite d’un site et érodent, bien malgré lui, l’enthousiasme et l’empathie du voyageur pour ses hôtes. Sans rancune pourtant après coup, tant il s’agit là d’un moyen comme un autre pour gagner sa croûte, et tant le touriste, souvent débordant de suffisance et d’opulence, transpire l’argent frais à ramasser. Vive les quelques mots d’arabe bien sentis qui permettent de rétablir une bienveillante distance.     En se promenant au gré des flots, on se retrouve fréquemment sur une rive au milieu du N des Nids d’embrouilles, qui deviennent autant d’Occasions où savoir Parlementer, au mieux, ou être capable de se Quereller, au pire, sont comme des flèches utiles dans le carquois du voyageur-combattant. Ainsi des interminables engueulades sur le prix d’une course de taxi, où parfois intervient la d’ordinaire joyeuse population de la rue. La pression du groupe peut rapidement s’élever et une bonne dose de sang-froid ou l’intervention d’un médiateur deviennent nécessaires pour résoudre le conflit grandissant.

 

   Ainsi encore les coups de bluff énormes d’un quelconque dépositaire d’une micro-autorité. Comme par exemple ce je-ne-sais-qui demandant avec aplomb à voir notre “permis de circuler le long du littoral de la mer Rouge”. Depuis quand faut-il une autorisation nous enquérons-nous légitimement. Depuis si peu semblait-il que personne n’avait pu nous prévenir, les gens au fait de cette nouvelle mesure étant encore rares. Là aussi, il faut garder la tête froide pour distinguer le balourd du réel, rester ferme quitte à s’énerver un peu pour faire bonne figure. Garder le sourire in fine permet de se séparer en bon terme.  
 
 
   Mais déjà le R des Ressacs se fait moins turbulent et le fleuve reprend un cours plus tranquille. Et alors que la fin du périple approche, il est temps d’envoyer des grands S de Salutations amicales à tous ceux qui ont rendu cette descente du fleuve inoubliable et humainement si riche.

 

   Salut à toi Ahmed Ali le Timide, discret mais attachant accompagnateur de nos déambulations dans les cultures entre les dunes de Dakhla, apprenti photographe encore enfant mais déjà plein de l’intelligence du cœur.

 

   Salut à toi Nasser l’Unique, guide pieux, mélomane du Coran psalmodié, priant au désert, fin connaisseur des étendues de sable, fumeur invétéré de chicha masel, blagueur du coin du feu.

 

   Salut à toi aussi, Mohammed Magdi le Valeureux, enthousiaste professeur de français au milieu de nulle part où d’un pas grand-chose on fait tout une histoire.

 

   Dans les Wagons du petit train de la mémoire resteront aussi de nombreux inconnus dont les noms n’ont pas été dits mais dont le sourire, le regard, de l’enfant au vieillard, ont constitué de vraies, grandes et belles rencontres. Au cœur du X, nos chemins se sont croisés un moment puis séparés transformant une ballade en voyage. Salut à vous tous .     Faut-il pousser un “Youpie” de joie alors que nous touchons au but? Il y a un petit quelque chose comme un pincement au moment d’accoster et de regagner la terre ferme.

 

   Mais heureusement, le doux et agréable Zéphyr étreint déjà notre voile, annonciateur de nouveaux ailleurs...ec893dd39140a88b50a8be0ba9409e16.jpg      
 
(Février 2002)   

   Arnaud est parti vers d’autres rives, au pays des poètes  en pleine jeunesse ! Je ne l’ai jamais rencontré !

Arnaud est décédé début septembre 2006. Nous l'avons vu à Lyon la dernière fois fin juin 2006. Il attendait la visite chez le cancérologue pour connaître l'état de sa maladie. Il était très mal en point mais toujours avec sa force de vivre. Il était avec sa copine hollandaise qui est restée avec lui jusqu'au bout. Lorsqu'il a compris que c'était fini pour lui, il a appelé certaines personnes qui lui étaient très chères et leur a annoncé que c'était une fin mais qu'il continuerait de vivre à travers eux.
Jusqu'au bout , il a cru à une solution possible, faisait des efforts pour s'alimenter mais en vain, tout repartait et la douleur était de plus en plus constante, les doses de morphine plus fréquentes.
ce souhait de continuer à vivre à travers nous nous oblige à une très grande rigueur morale et nous incite à ne pas faillir dans les moments difficiles de la vie, tout pouvant paraître si dérisoire par rapport à ce qu'il a vécu.
Bien à vous
Rafael

lundi, 24 mars 2008

Petits z’ânes gris (nostalgie !)

  On les trouvent de partout dans les villes et les campagnes égyptiennes !bae9c8ac8e2744cd4f6c023c24a79134.jpg2b573a922e19672a2e2ad4853620ed31.jpg

Ane tirant la charrette du marchand de légumes itinérant.

4123795db65e25b41d94e72cd040cfec.jpg Ane transportant des tonnes de cannes a sucre6231402b9ffc6828f621f22e4e69653f.jpg

 

Anes pour balader les touristes sur la rive ouest a longueur de journée.90d5c5e0292e293a645ff56527f767dc.jpg

 

Tendresse maternelle d’une ânesse et son petit etc.…..25ffcf41254ed5c785b7a0932996b160.jpg

 

Ils me rappellent cette chanson de ma jeunesse que nous chantions autour d’un feu dans de joyeuses veillées avec les gamins des cités HLM de la banlieue lyonnaise dans les années 70-80 que nous emmenions en randonnées le long du GR7.ce76c62fa4bdba7cc1ea83719dad799d.jpg

 

                                                                                  

Ah, les chansons d’Hugues Aufray !

 Le Petit Âne Gris.doc

 

Ah, ma jeunesse !

 

mercredi, 21 novembre 2007

Bonjour Tristesse

Elles sont de plus en plus nombreuses depuis le dernier ramadan à s’être voilées de cette manière ! On en croise dans tous les quartiers du Caire !93ce40be551834bdc9e8b7138a91bc14.jpg             

 

 

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Hoda Sharawi doit se retourner dans sa tombe, elle qui avec des milliers d’autres égyptiennes a rejetés son voile publiquement dans les années 1920 !2def025ef8e789a1659de292a30799f2.jpg

 

Hoda SHARAWI,Biographie :Huda Sharawi.doc

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